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# Posté le mercredi 21 mai 2008 12:09

Lapsus de Sarkozy

Dans le bilan de Nicolas Sarkozy, le paquet fiscal restera sans doute comme le principal échec de communication de sa première année de mandat. Dans ce "paquet fiscal" figurait entre autres la défiscalisation des heures supplémentaires, et le nouveau dispositif d'exonération de l'Impôt Sur la Fortune. La gauche avait immédiatement dénoncé un paquet fiscal de 14 milliards correspondant à un cadeau fait aux plus riches. Face à cet argument massue, le gouvernement et l'UMP n'avaient réussi à démontrer le contraire. Dans l'opinion, ce paquet fiscal est passé comme un cadeau aux plus riches, alors que la réalité de la loi est plus complexe.


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Lors de l'émission du 24 avril 2008, Nicolas Sarkozy a fait son autocritique en admettant qu'il avait commis des erreurs. La communication du gouvernement sur le paquet fiscal en fait partie. Sauf qu'en expliquant que certains pensaient qu'ils faisaient une politique pour les plus riches, Nicolas Sarkozy s'est emmêlé les pinceaux et a fait un lapsus, que ses détracteurs qualifieront de révélateur...

# Posté le vendredi 16 mai 2008 14:49

Comment Nicolas Sarkozy est-il perçu à l'étranger ?

Comment Nicolas Sarkozy est-il perçu à l'étranger ?
A l'occasion du premier anniversaire de l'entrée à l'Elysée de Nicolas Sarkozy, toute la presse fait le bilan en demi-teinte de ses premiers mois, avec en arrière-fond des records d'impopularité. Mais comment le président est-il perçu à l'étranger, par ses homologues et par la presse internationale ?

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Revue de presse du mardi 06 mai 2008
- Le Monde : La presse internationale juge sévèrement l'an I de la présidence Sarkozy
- Le Post : Sarkozy vu par la Presse étrangère au mois de mars 2008
- Rue 89 : Nicolas Sarkozy tel que le voyait la presse internationale en août 2007


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La méfiance de l'Allemagne
Trop imprévisible, trop arrogant, Nicolas Sarkozy a une image contrastée en Allemagne. Ses relations avec Angela Merkel, malgré un rapprochement le 1er mai, ne sont pas au beau fixe. La chancelière a peu apprécié la manière dont le président de la République a tiré la couverture à lui lors de l'élaboration du traité de Lisbonne. De même, le projet d'Union pour la Méditerranée a contribué à détériorer les relations avec l'Allemagne, le pays étant écarté du projet dans la première version présentée par Nicolas Sarkozy.


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Le scepticisme de l'Angleterre
Avant l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy bénéficiait d'une très bonne image auprès des britanniques, notamment en raison de sa proximité avec Tony Blair. Les anglais s'attendaient à un changement radical et vantaient la dimension la plus libérale de son projet politique. Depuis, la presse anglaise ne cesse de faire ses titres sur les déboires du président et la désillusion d'une politique moins réformatrice et moins ambitieuse que prévu. Ce scepticisme a toutefois été tempéré par la réussite de la visite officielle du chef de l'Etat fin mars avec Carla Bruni.


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Le bon accueil de l'Espagne et l'Italie
L'arrivée au pouvoir de Silvio Berlusconi devrait rapprocher la France et l'Italie, le précédent président du Conseil, Romano Prodi, ayant peu d'atomes crochus avec Nicolas Sarkozy. Le style du Cavalière correspond mieux à celui du président de la République.
En Espagne, bien que Jose Luis Zapatero ne soit pas du même bord que Nicolas Sarkozy, les relations entre les deux pays sont au beau fixe, grâce à la position de fermeté du chef de l'Etat vis-à-vis du terrorisme de l'ETA et à sa volonté de sortir du traditionnel couple franco-allemand comme moteur de l'Europe, pour accorder plus de place aux autres pays, notamment l'Espagne.


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Le soutien des Etats-Unis, la prise de distance de la Russie et de la Chine
Aux Etats-Unis, l'élection de Nicolas Sarkozy a marqué la fin de la défiance entre les deux pays, suite à la position française sur la guerre en Irak. Beaucoup plus atlantiste que Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy répète à l'envie que les Etats-Unis restent un modèle pour lui.
En revanche, avec la Russie et la Chine, une certaine défiance vis-à-vis du chef de l'Etat est perceptible. Malgré l'empressement de Nicolas Sarkozy pour appeler Vladimir Poutine après sa victoire aux législatives, l'homme fort de Russie garde une certaine distance à l'égard d'un interlocuteur jugé imprévisible. La rencontre de Nicolas Sarkozy avec des membres d'une ONG de défense des droits de l'homme n'avait pas été du goût du Kremlin. Même défiance en Chine, où l'épisode de la flamme olympique et de la menace de boycott de la cérémonie d'ouverture ont refroidi les relations entre les deux pays.


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Une presse internationale souvent assassine avec Nicolas Sarkozy
A l'occasion du premier anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy, la presse étrangère est assez dure avec le président de la République. Le Financial Times ironise sur sa volonté de rupture satisfaite "au moins sur un point : sa popularité a plongé bien plus vite et plus bas que celle de ses cinq prédécesseurs au cours des cinquante ans de la Ve République". Et le quotidien britannique de conclure que la tactique qui consiste à faire toutes les réformes en même temps a abouti à de "micro-réformes" inachevées.
En Suisse, Le Temps est tout aussi sévère et considère qu'en douze mois, "le pays n'a guère changé". Le quotidien El-Pais est quant à lui assassin et dresse un bilan très noir du chef de l'Etat passé du "Paradis à l'enfer".
Dans la presse suédoise, son image "Bling bling" est vivement critiquée. Un quotidien suédois a notamment écrit que "c'est un homme politique spectaculaire qui est devenu un spectacle égocentré". Aux critiques sur sa politique s'ajoutent donc des réserves sur sa manière d'occuper la fonction présidentielle.




D'une manière générale, le bilan de Nicolas Sarkozy est jugé négatif et la plupart de ses homologues se méfient de son caractère imprévisible. Au chef de l'Etat de démentir toutes ces critiques en réussissant la présidence française de l'Union Européenne qui doit débuter juillet.

# Posté le mardi 06 mai 2008 13:31

Etats-Unis / France ... une différence de méthode

Alors qu'en France, le débat sur l'utilisation des OGM tourne au vinaigre au sein de la majorité UMP, la question ne se pose plus depuis longtemps aux Etats-Unis. Depuis plus de vingt ans, l'agriculture américaine utilise des Organismes Génétiquement Modifiés, c'est-à-dire des plantes qui ont été transformées pour être plus résistantes, pour avoir un rythme de croissance plus rapide ou encore pour obtenir un fruit plus conforme aux attentes du consommateur : plus rouge, plus rond.


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Dans le cadre des débats parlementaires sur la loi d'encadrement de l'utilisation des OGM, le député PS, André Vallini, a rapporté à ses collègues une anecdote reprise par le Canard Enchaîné dans son édition du 9 avril 2008.


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La scène se passe en 1998. Lionel Jospin, alors Premier ministre, est en visite officielle aux Etats-Unis. Une rencontre est prévue avec le président des Etats-Unis de l'époque, Bill Clinton, à propos de l'OTAN et des OGM. Au cours de l'entretien, Bill Clinton a essayé de convaincre Lionel Jospin d'importer du maïs transgénique produit aux Etats-Unis. Le Premier ministre français a poliment décliné en expliquant que les Français n'y étaient pas prêts. Bill Clinton, après avoir souligné qu'il comprenait les réticences françaises en raison des conséquences inconnues sur la santé, n'a pas pu s'empêcher d'affirmer que ça faisait 20 ans qu'il en prenait et qu'il était en pleine forme. Et Lionel Jospin de conclure : "Les effets se font sentir à long terme, on verra dans 20 ans".

Cette anecdote reflète bien la différence d'approche entre les Etats-Unis et la France. Au pays de l'oncle Sam, l'utilisation des OGM a été généralisée : cela concerne 1/3 du maïs, 50 % de soja et près de 80 % du coton. Au total, plus de 50 millions d'hectares sont cultivés en OGM. En France, la méfiance est de rigueur. L'expérimentation des OGM pour la recherche en laboratoire fait globalement consensus, mais les essais en champs ouvert font l'objet d'une vive controverse. Si les conséquences sur la santé sont inconnues, il a été établi que les champs d'OGM contaminaient les champs sains situés à proximité. Ce sont ces expérimentations non maîtrisées qui sont régulièrement dénoncées par les anti-OGM avec à leur tête, José Bové.

Reste à savoir si les OGM sont dangereux pour la santé. Là aussi, l'approche entre la France et les Etats-Unis est diamétralement opposée. Aux Etats-Unis, tant qu'il n'a pas été démontré que cela pouvait être dangereux, tout est autorisé. En France, c'est l'inverse, tant qu'il n'a pas été prouvé que les OGM n'ont aucun impact négatif sur la santé, leur utilisation sera strictement encadré. C'est le principe de précaution.

# Posté le dimanche 13 avril 2008 12:16